De Rivière-du-Loup au Pérou

03 février 2016

Accompagné d’un groupe de professionnels de la santé québécois, M. Mathieu Rodrigue, infirmier au Centre hospitalier régional du Grand-Portage, est revenu, en juin dernier, d’un projet de coopération internationale de près de deux semaines au Pérou.

M. Rodrigue faisait partie d’un des trois groupes répartis dans trois communautés rurales situées en plein cœur des Andes, la plus longue chaîne de montagnes au monde. Chacun des groupes était composé d’environ cinq intervenants, dont un accompagnateur qui voyait à les soutenir tant au niveau logistique, linguistique que psychologique.

En collaboration avec des organisations non gouvernementales péruviennes, les coopérants ont principalement travaillé dans les écoles auprès des jeunes âgés de 5 et 17 ans. « Il faut savoir qu’au Pérou, jusqu’à l’âge de 4 ans, les enfants bénéficient d’une relativement bonne couverture médicale. Malheureusement, dès l’entrée scolaire, le suivi médical devient plus difficile », déplore M. Rodrigue.

Le projet s’est déroulé en deux volets, soit la santé et l’éducation. Lors de leur séjour, les intervenants ont effectué différentes cliniques de soins infirmiers pour les enfants, incluant un dépistage des cas de malnutrition, d’anémie et des parasites intestinaux. En ce qui concerne l’éducation, ils ont réalisé différents ateliers de promotion afin d’outiller et de sensibiliser les professeurs, les parents et les enfants aux saines habitudes de vie (alimentation, brossage des dents, lavage des mains, respect, grossesses précoces, etc.).

Malgré le fait qu’il était en Amérique du Sud, la température était loin d’être tropicale, précise M. Rodrigue : « À l’inverse de nous, les Péruviens sont en période hivernale en juin, et avec l’altitude des montagnes, la température oscillait entre 15 °C et 20 °C le jour alors que le mercure passait sous la barre du zéro la nuit. » Comme les coopérants séjournaient dans des maisons construites entièrement en béton, donc très humide, le port du manteau, de la tuque et des mitaines était de mise. Autre fait intéressant et dépaysant, les principales sources de protéine dans l’alimentation étaient le poulet et le cuy, soit le cochon d’Inde d’Amérique du Sud!

Ce projet est organisé depuis les quatre dernières années par l’organisme à but non lucratif Infirmières de l’Humanité dont le siège social est situé à Rivière-du-Loup, où M. Rodrigue agit à titre d’administrateur. Fondé en novembre 2011, l’organisme a comme mission de faire connaître la coopération internationale aux professionnels de la santé tout en améliorant la santé publique dans les pays en voie de développement. En plus du Pérou, l’organisation a également développé des partenariats avec des organismes au Guatemala et au Sénégal.

Pour plus d’information sur l’organisation ou pour vous impliquer dans leurs projets, n’hésitez pas à consulter leur site Internet www.infirmieresdelhumanite.org, leur page Facebook (Infirmières de l’Humanité/Enfermeras de la humanidad) ainsi que leur fil Twitter (@idlh_info).