Risques psychosociaux (RPS)
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Au CISSS du Bas-Saint-Laurent, nous réaffirmons avec conviction notre engagement à offrir un milieu de travail sain et respectueux. En cohérence avec nos valeurs organisationnelles RESPECT, ENGAGEMENT, COLLABORATION, BIENVEILLANCE ET EXCELLENCE, nous voulons bâtir un environnement où chacun se sent reconnu, soutenu et pleinement engagé.
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- Besoin d'aide : quelles sont vos ressources
- Comprendre les risques psychosociaux (RPS)
- Facteurs de risques
- Où j’en suis?
- Que puis-je faire?
- Rôle clé du gestionnaires dans la prévention des RPS
- Outils
- Capsule
- Prévention en continu
La santé physique, psychologique et sociale au travail est une préoccupation grandissante depuis plusieurs années. Les problèmes qui lui sont associés engendrent des coûts sociaux, humains et financiers importants pour les travailleuses et travailleurs, les employeurs et l’ensemble de la collectivité.
Les dernières années ont été marquées par une hausse du nombre de lésions professionnelles acceptées par la CNESST attribuables aux risques psychosociaux liés au travail et du nombre de recours pour harcèlement psychologique exercés en vertu de la Loi sur les normes du travail.
En l’absence de la possibilité d’éliminer les risques psychosociaux à la source, les milieux de travail doivent prévoir les moyens de prévention et les correctifs à mettre en place pour réduire l’exposition des travailleuses et travailleurs à ces risques.
Définition RPS :
Sont liés à l’organisation du travail, aux pratiques de gestion, aux conditions d’emploi et aux relations sociales qui augmentent la probabilité d’engendrer des effets néfastes sur la santé physique et psychologique des personnes exposées (Institut national de la santé publique du Québec (INSPQ), 2016).
Pourquoi s’en préoccuper?
- Favoriser un environnement sain;
- Promouvoir la santé mentale et le bien-être;
- Prévenir et réduire les impacts néfastes sur la santé psychologique, physique et sociale;
- Favoriser la rétention et l’attraction de la main-d’œuvre qualifiée;
- Améliorer le climat de travail, l’engagement et la mobilisation des employés;
- Favoriser et valoriser la qualité de vie au travail.
Les facteurs de risques
- Charge de travail
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La charge de travail fait référence à la quantité et à la complexité du travail à accomplir sur une période donnée, que ce travail soit intellectuel, physique, émotionnel ou la combinaison des trois dimensions. La charge de travail peut devenir un facteur de risque lorsque, par exemple, la quantité de travail est excessive.
Signes d’une charge de travail élevée :
- Manque de temps ou de moyens pour accomplir les tâches
- Tâches ou objectifs irréalistes ou contradictoires
- Interruptions fréquentes
- Rôles et responsabilités mal définis
- Soutien insuffisant des collègues et gestionnaires
- Reconnaissance
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La reconnaissance au travail fait référence aux différentes façons de valoriser les efforts et les réalisations ainsi que les habiletés et les compétences des travailleuses et des travailleurs. Elle peut être économique, sociale ou organisationnelle. La faible reconnaissance est un facteur de risque psychosocial.
Signes d’une faible reconnaissance :
- Manque de respect envers la personne
- Peu ou pas de rencontre avec le gestionnaire
- Compétences non reconnues
- Manque d’accès à des formations
- Sécurité d’emploi menacée
- Ne pas reconnaître les forces, les compétences et l’expertise de l’employé.
- Autonomie décisionnelle
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L'autonomie décisionnelle réfère à la possibilité pour la travailleuse ou le travailleur de prendre des décisions au sujet de son travail. Elle encourage l’initiative et la créativité et la satisfaction.
Signes d’une faible autonomie décisionnelle :
- Impossibilité de participer aux décisions concernant son travail
- Peu de marge de manœuvre dans les façons d’accomplir son travail ou d’adapter les méthodes de travail
- Peu d’occasions de développer ses compétences
- Impossibilité de faire preuve d’initiative
- Monotonie des tâches
- Ne pas pouvoir appliquer les normes de pratiques reliés à sa profession
- Soutien social du supérieur
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Le soutien social du supérieur réfère à la disponibilité et la capacité du supérieur à soutenir ses employés de même que le degré de dignité, de politesse et de respect avec lequel ils sont traités par celui-ci.
Signes d’un faible soutien social du supérieur :
- Les rôles, les responsabilités et les attentes du supérieur immédiat ne sont pas clairs
- Peu ou pas de rencontre avec le gestionnaire
- La non-résolution des problèmes de fonctionnement
- Inaction lors de difficultés techniques ou relationnelles content.
- Soutien social des collègues
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Le soutien social des collègues réfère au degré de cohésion, à l’esprit d’équipe, de même qu’à la collaboration et à l’assistance des collègues dans l’accomplissement des tâches.
Signes d’un faible soutien social des collègues :
- Avoir peu de confiance entre les membres de mon équipe
- Présence de conflits, d’incivilités et remarques irrespectueuses entre collègues
- Absence d’entraide, de collaboration et d’esprit d’équipe
- Violence
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La violence en milieu de travail se définit comme toute action, tout incident ou tout comportement qui s’écarte d’une attitude raisonnable et qui provoque une situation où une personne est attaquée, menacée, lésée ou blessée dans le cadre ou du fait direct de son travail.
- La violence peut être physique ou psychologique.
- Elle peut se manifester par des paroles, des gestes ou des comportements.
- Elle comprend également la violence conjugale, familiale ou à caractère sexuel.
- La violence peut s’exercer entre les travailleuses ou les travailleurs (interne) ou provenir d’une personne qui n’a pas de lien d’emploi avec ceux-ci (externe).
Ressources supplémentaires
- Exigence émotionnelle
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L’exigence émotionnelle réfère aux expositions affectives et émotionnelles auxquelles les travailleurs sont exposés dans le cadre de leur travail.
Signes de fortes exigences émotionnelles :
- Ne pas avoir de soutien de son gestionnaire lors de situations émotionnellement exigeantes
- Être exposé à des comportements violents ou agressifs d’usager
- Devoir rester calme, neutre ou empathique lors de situations stressantes ou injustes
- Toute intervention reliée à l'exercice de ses fonctions auprès d'une clientèle émotionnellement exigeante
- Avoir de la fatigue de compassion
- Information et communication
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L’information et la communication réfère aux moyens mis en place pour informer et consulter, de façon bidirectionnelle, sur les contextes de travail et d’organisation.
Signes de faible communication :
- Absence de communication de la part du gestionnaire
- Ne pas avoir de rétroaction ou de reconnaissance sur le travail effectué
- Manque d’information ou de clarté sur les attentes, les rôles et responsabilités
Où j’en suis?
Consultez l'aide-mémoire : Où j’en suis? Prendre un moment pour me situer et agir au bon moment
Que puis-je faire?
Consultez l'aide-mémoire : Que puis-je faire maintenant?
Quelle est la posture à avoir et à adopter comme leader? EXEMPLARITÉ, c’est d’abord de favoriser un climat respectueux et collaboratif en adoptant des comportements qui donnent l’exemple.
- Pour en savoir plus
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Reconnaître et valider la situation
Ne pas minimiser et éviter de blâmer les employés ou vous-même.
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Impliquer les employés
Favoriser la participation, demander leurs idées. Garder en tête que l’objectif est de réduire les RPS, pas de pointer des fautes ou trouver des coupables, tout en respectant la confidentialité des informations.
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Neutralité et objectivité
Éviter les jugements ou préjugés. Se baser sur des faits observables, non sur des impressions.
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Humilité et transparence
Reconnaître que l’évaluation n’est pas un verdict mais un outil d’amélioration. Se rappeler le but de la démarche et son objectif (prévention, bien-être).
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Ouverture et écoute
Considérer la perception des employés et être prêt à accueillir des points de vue différents.
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Responsabilités partagées
C’est d’abord d’avoir une vigie pour vous-même et pour vos employés. Ensuite, c’est de comprendre que votre rôle est d’agir sur les RPS en vous engageant à mettre en place des actions concrètes. Les employés ont aussi des responsabilités dans le respect des règles, la participation, le signalement, l’utilisation des ressources disponibles et de favoriser un climat positif.
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Outils
- Aide-mémoire sur les facteurs de risques psychosociaux (RPS) : définitions et pistes de solution
- Aide-mémoire – Gestionnaires. Comment utiliser la grille d’observation des facteurs de risques psychosociaux (RPS) au sein des équipes
- Grille d’observation aux gestionnaires - Risques psychosociaux (RPS)
Capsule
Les RPS regroupent différents facteurs liés à l’organisation du travail et aux relations professionnelles. Lorsqu’ils s’accumulent ou persistent dans le temps, ils peuvent avoir un impact sur la santé psychologique et physique.
Ces facteurs peuvent être présents, à différents degrés, dans tous nos milieux de travail. En parler permet de mieux comprendre ce qui influence le bien‑être au travail et d’agir de façon plus cohérente et préventive, à l’échelle collective.
Visionnez dès maintenant la première capsule : Prévenir, informer et sensibiliser aux facteurs de risques psychosociaux.
Gestionnaires : pour aller plus loin et soutenir des échanges concrets avec vos équipes, consultez le guide d’animation mis à votre disposition.
Prévention en continu
- Initiation aux risques psychosociaux du travail : comprendre, sensibiliser et agir (Formation ENA #13575 (1 h 30))
- Les risques psychosociaux, à vous de jouer! (Capsule vidéo INSPQ (15 minutes))
- Face aux risques pour la santé psychologique, c’est à nous d’agir (Capsule vidéo CNESST)
En tout temps, vous pouvez communiquer de façon confidentielle avec des ressources pour obtenir du soutien, des conseils ou pour porter plainte.
Je veux du soutien ou des conseils :
- Votre gestionnaire
- Le service-conseil du développement organisationnel : do.drhcaj.cisssbsl@ssss.gouv.qc.ca
Je veux du soutien psychosocial :
- Le Programme d’aide aux employés (PAE) : obtenez de l’aide en tout temps par téléphone au 1 855 612-2998 ou par clavardage via login.lifeworks.com
- Programme d’aide aux médecins : 1 800 387-4166 ou 514 397-0888
- Service de soutien psychologique et réseau des veilleurs : soutien.psy.drhcaj.cisssbsl@ssss.gouv.qc.ca
- Info-Social (811, option 2)
- Centre de prévention du suicide et d’intervention de crise du Bas-Saint-Laurent au 1 866 APPELLE (1 866 277 3553) 24 h/24, 7 j/7
Je veux de l’information concernant le dépôt d'un signalement ou d’une plainte :
- Signalement : prev.civil.drh.cisssbsl@ssss.gouv.qc.ca
- Harcèlement : plainte.harcelement.drhcaj.cisssbsl@ssss.gouv.qc.ca
Choisissez le parcours qui vous semble le plus adapté à votre situation et à vos besoins.
En cas de doute, appelez au 418 725-8715. Nous vous guiderons vers la solution la plus appropriée.